Critique : Arrietty, le petit monde des chapardeurs du Studio Ghibli

Synopsis : Dans la banlieue de Tokyo, sous le plancher d’une vieille maison perdue au cœur d’un immense jardin, la minuscule Arrietty vit en secret avec sa famille. Ce sont des Chapardeurs.
Arrietty connaît les règles : on n’emprunte que ce dont on a besoin, en tellement petite quantité que les habitants de la maison ne s’en aperçoivent pas. Plus important encore, on se méfie du chat, des rats, et interdiction absolue d’être vus par les humains sous peine d’être obligés de déménager et de perdre cet univers miniature fascinant fait d’objets détournés.
Arrietty sait tout cela. Pourtant, lorsqu’un jeune garçon, Sho, arrive à la maison pour se reposer avant une grave opération, elle sent que tout sera différent. Entre la jeune fille et celui qu’elle voit comme un géant, commence une aventure et une amitié que personne ne pourra oublier…Sortie en salles le 12 janvier 2011

Cela fait déjà quelques semaines que j’ai eu la chance de voir (en japonais sous-titré anglais) Arrietty, le petit monde des chapardeurs (Karigurashi no Arrietty), le nouveau film d’animation du célèbre Studio Ghibli, ces fameux magiciens japonais qui ont sorti des chef d’oeuvres comme « Mon voisin Totoro », « Le tombeau des Lucioles », « Ponyo sur la falaise », « Princesse Mononoké » « Le voyage de Chihiro »…et bien d’autres encore car la liste n’est pas exhaustive et correspond plutôt à mes goûts. Arrietty est l’adaptation de la série de romans de Mary Norton « The Borrowers », qui ont également inspiré un film. Bien qu’inspiré du livre « The littles » de John Peterson »le film m’a fait pensé à la série animée dont les trentenaires se souviendront « Les Minipouss » pour le thème abordé. Pour la première fois la réalisation est confiée à un nouveau « Hiromasa YONEBAYASHI » habituellement animateur au sein du studio et la musique est également confiée à une petite française : Cécile Corbel. Le créateur à l’origine du Studio « Hayao Miyazaki » est présent en tant que scénariste.

Arrietty raconte donc la (sur)vie d’une petite famille de Chapardeurs de 15cm de haut qui vivent dans une maison à la campagne de nos jours. Ils ont des règles bien précise à respecter et « n’empruntent » que ce qu’ils ont besoin afin que personne ne remarque leur présence et bien sûr ils ne doivent pas se montrer aux humains et ainsi vivre cachés et camouflés à jamais. Arrietty, fille unique et en âge de partir en mission pour « emprunter » se fait repérer par un jeune garçon venu se reposer avant de subir une opération sérieuse….
Le rythme du film est plutôt lent très lent, les personnages se mettent en place doucement, les événements aussi mais comme dans tous les Ghibli, les décors, les objets, la nature sont magnifiques, les détails sont un des points forts des studios et on appréciera ce réalisme et ce sens de la précision…On a envie de s’allonger dans l’herbe à l’orée de la forêt d’effleurer les fleurs ou de s’asseoir dans la cuisine et de se faire servir un thé avec un morceau de sucre. A cela s’ajoute tous les petits détails du monde des chapardeurs, avec le détournement des objets mais attention on est loin de l’environnement « cheap » des Minipouss. Leur maison sous le plancher est plutôt luxueuse et on pourra s’étonner devant certains objets qui semblent sortis tout droit d’une maison de poupée qui ne le sont pourtant pas même si celle-ci a d’ailleurs un rôle dans l’histoire…
Pour ma part, j’ai plongé et été envoûtée dès le début du film, même si les événements et actions tardent à venir. Ce qui m’a tout de même frappée par rapport aux autres Ghibli, c’est le côté plutôt pessimiste du film. Le petit garçon est malade et semble fataliste dans son discours, ce qui je pense pourra affecter nos chères têtes blondes face à ce raisonnement, malgré toutes les magnifiques couleurs qui émanent de toute part….Le film a comme bien souvent tous les films du Studio également un message écologique qui est clairement exprimé à travers les Chapardeurs, « espèce » menacé par les humains qui doit survivre parmi la civilisation.
Alors Arrietty n’est pas le meilleur des films du Studio, mais c’est plutôt un bon début pour le premier film du réalisateur, on pourra regretter le manque d’originalité des personnages principaux qui apparaissent un peu redondants de part leur physique et leur caractère à d’autres films mais on est toujours ravi de retrouver cette ambiance, ici mise magnifiquement en valeur par la musique de la harpiste Cécile Corbel avec notamment le single Arrietty’s song chanté en anglais ou en japonais avec ses connotations de musique celtique : tout cela est un régal pour les yeux et les oreilles. On en sort comme sur une nuage un peu sonné, ébloui et pensif…

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