Critique : Simon Werner a disparu… de Fabrice Gobert

Synopsis : Mars 1992 dans une petite ville de la région parisienne.Lors d’une soirée bien arrosée, des adolescents découvrent dans la forêt un corps apparemment sans vie, enfoui dans les broussailles.Quinze jours plus tôt.Au lycée Léon Blum, un élève de Terminale C, Simon Werner manque à l’appel. Des traces de son sang sont retrouvées dans une salle de classe. Fugue, enlèvement, suicide, meurtre ? Toutes les hypothèses sont envisagées par ses camarades.
Quelques jours plus tard, une élève de la même classe est notée absente sans que ses parents sachent où elle est. Une jeune fille apparemment sans histoire et sans lien direct avec Simon.
Le lendemain, un troisième élève, toujours de la même classe, disparaît à son tour…Sortie en salles le 22 Septembre 2010

C’est en ne sachant pas grand chose que je me suis rendue à la projection de ce film, premier film du sympathique réalisateur Fabrice Gobert que nous avons pu rencontrer à la sortie…Simon Werner a disparu…nous fait donc monter dans une machine à remonter le temps puisque l’on se retrouve au temps du lycée, au début des années 90 sans téléphone portable ni Internet…Juste en compagnie d’ados de 17-18 ans dans un lycée de banlieue parisienne, rien de plus banal…Si ce n’est qu’un élève puis 2 puis 3 disparaissent.
On est donc embarqué dans cette histoire dont la narration fera penser au film Elephant de Gus Van Sant (que je n’avais pas trop apprécié à l’époque) puisque l’on suit les événements à travers 4 personnages principaux, qui, assemblés permettent de résoudre l’énigme concernant ces disparitions mystérieuses. Certaines scènes, même si interprétées de manière différentes, sont donc répétitives ce qui pourra un peu lasser le spectateur. Le scénario est tout de même bien amené et m’a replongé dans mes années lycée avec les soirées, les bandes de copains et copines, les cours, les histoires d’amour, les joies, les déceptions et surtout l’imagination sans limite que nous pouvions avoir, inventant des histoires ou simplement la vie de tel ou tel autre élève, ne serait-ce qu’en les observant de loin, sans leur adresser la parole. Tout cela est bien réaliste et on appréciera la réalisation sur ce point. La musique de Sonic Youth est omniprésente est bien choisie, en plus de chansons typiques de la fin des années 80 et début des années 90 sans parler des décors, des vêtements et des coiffures totalement d’époque : rien ne manque au tableau. Les comédiens apparemment débutants collent à leur personnages bien que certains semblent parfois maladroits dans leur interprétation. Ceux-là ne gâcheront pas le film, on est avec des ados qui se cherchent…On se souviendra d’Ana Girardot et même d’un ancien de la Nouvelle Star « Jules » qui à mon humble avis se démarquent du lot. En résumé, même si le réalisateur nous dit qu’il s’est entre autre inspiré de Scream, notamment pour les scènes de suspense dans la forêt, de Jackie Brown pour la scène d’ouverture, on est loin d’une réalisation américaine qui nous en met plein la vue  mais plutôt devant ce qui pourrait être un téléfilm un chouilla au-dessus des productions télévisuelles grâce à un scénario plutôt bien ficelé. Malgré tout, cela fait du bien aux yeux, on reste accroché jusqu’à la fin pour connaître le dénouement. Ce petit thriller en sélection à Cannes 2010 pour un certain regard mérite d’être encouragé et vous remémorera peut-être de bons moments, au temps du lycée…(Les trentenaires peut-être plus !)

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2 Comments

  1. Effectivement, ce premier film de Fabrice Gobert nous rappelle des choses vécues au lycée. En découvrant la rencontre du réalisateur par CloneWeb, on y apprend beaucoup de chose, notamment la grande force de l'oeuvre vient des souvenirs de son réalisateur à vouloir retracer une période des années 90 qui l'animait particulièrement et de rajouter la typologie du teen-movie américain …

    Lien : http://www.cinematon.fr/simon-werner-a-disparu-la-bande-annonce-sonic-youth/

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