Critique : Sucker Punch de Zack Snyder

Synopsis : Fermez les yeux. Libérez-vous l’esprit. Rien ne vous prépare à ce qui va suivre.Bienvenue dans l’imaginaire débordant d’une jeune fille dont les rêves sont la seule échappatoire à sa vie cauchemardesque… S’affranchissant des contraintes de temps et d’espace, elle est libre d’aller là où l’entraîne son imagination, jusqu’à brouiller la frontière entre réalité et fantasme…Enfermée contre son gré, Babydoll a toujours envie de se battre pour reconquérir sa liberté. Combative, elle pousse quatre autres jeunes filles – la timorée Sweet Pea, Rocket la grande gueule, Blondie la futée, et la loyale Amber – à s’unir pour échapper à leurs redoutables ravisseurs, Blue et Madame Gorski – avant que le mystérieux High Roller ne vienne s’emparer de Babydoll. Sortie en salles le 30 Mars 2011

Après s’être essayé à l’animation en images de synthèse et à la 3D avec les chouettes du royaume de Ga’Hoole, le réalisateur adulé (mais souvent critiqué) et fan de comics revient cette fois-ci avec Sucker Punch dont le scénario sort en partie directement de son imagination.
Le film commence comme un clip de musique à la Snyder  sur une (bonne) reprise de Eurythmics « Sweet Dreams » (mais pas aussi bonne que celle de Marilyn Manson) et nous plonge dans les années 60, dans un univers plutôt glauque peuplé de jeunes filles harcelées par des pourritures de la gente masculine.

Babydoll l’héroïne est envoyée de force dans une sorte d’hôpital psychiatrique pour jeunes filles rebelles et déviantes mentalement et n’a qu’une envie : en sortir au plus vite. Elle va se lier avec 4 autres « poupées » pour accomplir une mission, retrouver 5 artefacts dont 1 mystérieux qui lui permettra de recouvrer sa liberté…A l’instar d’Inception mais sans l’intelligence, Sucker Punch se déroule dans plusieurs réalités/rêves et à l’image d’un jeu vidéo, est rythmé par  différents niveaux dont chacun se termine (ou non) par le gain de l’objet tant recherché…C’est assez brouillon et on peut dire que c’est du grand n’importe quoi (au sens positif comme péjoratif du terme). Sur une B.O tonitruante voire parfois abasourdissante et gênante, les 5 filles lourdement armées déchirent littéralement les diverses adversaires qu’elles rencontrent dans différentes ambiances : Chine médiéval fantastique, 1ère guerre mondiale ambiance cyber-punk peuplée de soldats morts-vivants, heroic-fantasy entre orques et dragons ou science-fiction entre lasers et robots…C’est sûr ça décape réellement, certaines scènes sont magnifiques et d’autres blasantes, sans aucune originalité vu les références connues. Une grande partie du scénario est linéaire et on se lasse vite, tout cela appuyé par un soudain manque de rythme en seconde partie du film. Les geeks s’éblouiront et passeront un excellent moment face cette succession de scènes d’actions et de références aux jeux vidéos, au manga et au films tels que Kill Bill, le seigneur des anneaux et bien d’autres,… Le pseudo-message philosophique sur les limites de la pensée, l’imagination et la liberté est limite risible et je n’ai absolument pas adhéré; comme si Snyder voulait justifier toutes ses références et donner une consistance à son histoire. Pour les acteurs, rien à retenir mais il faut dire que les dialogues ne les aident pas…Peut-être Scott Glen, le mentor s’en sort justement. Même le « méchant » de l’hôpital n’est malheureusement pas très crédible…
En résumé si vous voulez voir des ptites « pépés » sexys en short ou habillés en écolière japonaise défoncer des géants de pierre samouraï (mon « niveau » préféré), du robot ou du dragon avec un soupçon d’Inception entre les 3 mondes (Hôpital psychiatrique, dancing-hall, et les différents mondes)  sur de la musique plus ou moins bonne qui feront péter vos tympans, courez-y vite.
Pour ma part si j’ai eu plaisir à retrouver sur certaines scènes la Touch de Snyder, je me suis de manière générale, ennuyée, et être spectatrice ne m’a pas suffit, j’aurais préféré jouer au même jeu que ces 5 filles aux visages retouchés, héroïnes qui ne m’ont absolument pas embarquée du début jusqu’à la fin. Bref, je préfère Snyder à la caméra uniquement…

Rattrapage Vidéo – Monsieur (Sir) de Rohena Gera avec Tillotama Shome, Vivek Gomber
Critique Film – Tolkien avec Nicholas Hoult, Lily Collins, Colm Meaney
Critique Film – Parasite de Bong Joon-Ho
Critique Film – Ma de Tate Taylor avec Octavia Spencer
Rattrapage Vidéo – Spiderman: New Generation
Critique Film – Séduis moi si tu peux (Long Shot) de Jonathan Levine avec Charlize Theron, Seth Rogen

2 Comments

  1. Sauf erreur de ma part, Led Zeppelin est en Bande son pour un des trailers officiels, ce qui donne envie en effet…Il y a quelques pépites dans la BO notamment des reprises sympathiques (Eurythmics, Queen…) mais comme le film elle est parfois (trop) brouillon

    Reply

Leave a Comment.