Critique : Vice-Versa (Inside Out) le dernier Pixar de Pete Docter

Vice-Versa Après Les Indestructibles, Là-Haut, Pete Docter revient avec Vice-Versa (Inside Out) et marque le grand retour de Pixar tant ce film d’animation a de nombreuses qualités. Nous sommes plongés dans le cerveau de Riley, pré-ado de 11 ans qui vient de déménager à San Francisco, elle qui vivait en pleine nature dans le Minnesota et s’épanouissait entre des parents aimants et son club de hockey sur glace. L’arrivée de ses affaires et des meubles de la maison se faisant attendre, le nouveau sweet home est un peu tristounet et ses parents sont accaparés par divers problèmes….Mais c’est directement dans son cerveau que l’on va évoluer en compagnie de 5 petits personnages illustrant 5 émotions depuis leur centre de contrôle. Nous avons Dégoût qui permet à Riley (Melanie Laurent) de ne pas se laisser faire, Colère (Gilles Lelouche) qui veille à ce que ses décisions soient justes, Peur (Pierre Niney) qui est plutôt prudent voire parano, Tristesse qui ne sait pas vraiment quel est son rôle, souvent écartée par celle qui semble monopoliser le cerveau de Riley : Joie.
La force de Vice-Versa est qu’il s’adresse à tous les publics de 6 (voire un peu moins) à 90 ans, des enfants aux grands-parents en passant par les (futurs) adolescents et les (futurs) parents ! Doté de plusieurs niveaux de lecture, au moins 2 un pour les grands, un autre pour les petits, Vice-Versa fourmille d’idées et de très bonnes souvent drôles, souvent percutantes nous touchant dans notre propre vécu, nous rendant nostalgique ou mélancolique quant à notre enfance et à par rapport à ce qui a façonné notre personnalité.
L’histoire se focalise sur les deux personnages Tristesse et Joie (doublés justement et respecitvement par Marilou Berry et Charlotte Lebon dans la VF) qui vont se retrouver perdues dans l’un des coins du cerveau de Riley et ce de manière involontaire. Elles vont explorer les étagères à souvenirs (eux-mêmes imagés par des billes de couleurs reprenant celles des émotions), les îles de la personnalités (amitié, famille hockey…), la mémoire à long-terme, la fabrique à rêve, le pays de l’imagination avec un personnage imaginaire triste du fait que Riley grandissant, il est de moins en moins sollicité…bref sans tout vous dévoiler, c’est très riche au niveau des décors, des couleurs et on voit qu’il y a eu beaucoup de créativité et d’intelligence pour illustrer de manière ludique le fonctionnement de notre cerveau et expliquer l’impact de nos émotions quant à la prise de certaines de nos décisions.
Un petit bémol, j’aurais aimé que certaines idées soient plus développées (tant c’est agréable à regarder :) mais il y en a tellement que l’on comprend le réalisateur de ce choix, un film de 3 heures n’aurait pas été possible.

En bref, Vice-Versa à l’image de ces principaux personnages nous fait passer du rire aux larmes (ou presque), comme ma fille, les petits y trouveront leurs comptes avec les décors colorés, les personnages/émotions avec une préférence pour Joie la concernant…D’ailleurs pour notre plus grande joie la fin présage une suite !

Vice-Versa sortira au cinéma le 17 juin prochain. Vu en VF et en 2D.

Bande Annonce du film Vice-Versa


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Critique Film – Alita : Battle Angel de Robert Rodriguez avec Rosa Salazar, Christoph Waltz
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