Critique du film A Beautiful Day de Lynn Ramsay avec Joaquin Phoenix, Ekaterina Samsonov, Alessandro Nivola

A beautiful dayPrésenté au dernier Festival de Cannes, A Beautiful Day (You were never really here) a remporté le prix du scénario et le prix d’interprétation masculine pour Joaquin Phoenix. Amplement mérité, celui-ci incarne Joe un vétéran
torturé intérieurement, traumatisé par ce qu’il a vécu et enduré enfant mais aussi en tant que soldat en Irak. Reconverti en tueur à gages, il se charge principalement de retrouver des enfants disparus et de faire payer les agresseurs. Asocial, se battant contre ses démons intérieurs, il retrouve un peu d’humanité lorsqu’il s’occupe de sa mère âgée ou lorsqu’il rassure les enfants qu’il sauve…

A l’instar deWe need to talk about Kevin le premier film de la réalisatrice écossaise Lynn Ramsay, A Beautiful Day est un film choc, parfois dérangeant à l’ambiance glauque. Tout cela est mis en évidence par une mise en scène qui prévaut sur les dialogues peu présents, sur les regards qui en disent long et qui font passer plus d’émotions que de simples paroles. La réalisatrice filme au plus près Joaquin Phoenix qui impose par sa présence servi par son physique loin du cliché sauveur musclé Hollywoodien. Il délivre une sacrée performance d’acteur justifiant son prix à Cannes : We need to talk about Joaquin ;).

a beautiful day

Avec une musique parfois planante, cinglante et omniprésente de Jonny Greenwood, le spectateur est immergé dans la tête de cette homme à la limite de la folie qui extériorise ses souffrances et traumas lors de ses missions où il libère sa violence sans états d’âmes contre des salauds.

On reste happé, fasciné et hypnotisé par ce personnage qui malgré tout fait partie d’un scénario assez simpliste au premier abord mais magnifiquement mis en image par une photo jouant beaucoup sur l’utilisation des lumières renforçant cette atmosphère parfois brumeuse, pluvieuse ou poisseuse.

Certes le personnage principal et le scénario de A Beautiful Day peuvent faire penser à Taxi Driver et Old Boy entre Travis Bickle vétéran torturé également venant en aide à une jeune prostituée et l’arme favorite du film coréen la marteau qui est aussi celle de Joe. Se limiter à ces (très bonnes) références seraient une erreur, A Beautiful Day est bouleversant, violent, il bénéficie d’une mise en scène qui le sublime. Et au final, le scénario serait-il plus complexe qu’il n’y paraît…Qui sauve qui ?

A Beautiful Day sort au cinéma le 8 novembre 2017. Vu en VOSTFR. Un conseil faîtes comme moi ne regardez pas la bande-annonce, je suis contente de l’avoir vu après le film !!

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