Critique : Alabama Monroe de Felix Van Groeningen avec Veerle Baetens, Johan Heldenbergh, Nell Cattrysse

Alabama MonroeSynopsis : Didier et Élise vivent une histoire d’amour passionnée et rythmée par la musique. Lui, joue du banjo dans un groupe de Bluegrass Country et vénère l’Amérique. Elle, tient un salon de tatouage et chante dans le groupe de Didier. De leur union fusionnelle naît une fille, Maybelle… En salles le 28 Août 2013. Vu en VOSTFR

Alabama Monroe, c’est le genre de film dont vous ne prêtez pas attention forcément, en tout cas, pour ma part…Puis vous voyez passer quelques tweets de chanceux blogueurs Cannois qui l’ont découvert un peu avant tout le monde et qui vous disent qu’il vaut le coup d’oeil…Et c’est donc en ne sachant pas grand chose sur le film (c’est bien parfois !) que vous vous rendez à son avant-première, bien avant sa sortie car vous êtes aussi un peu chanceux :-)…Vous savez juste que cela parle d’une histoire d’amour, un couple qui va avoir un enfant…Et que le film est belge.
Et Alabama Monroe, c’est aussi et surtout un film qui vous, dans le désordre, met une claque, vous fait découvrir une B.O Blue Grass sensas, vous fait verser votre larme plus d’une fois sans parler que vous repensez à cette histoire, plusieurs fois après l’avoir vue, vous le digérerez lentement…Je pourrais m’arrêter là en fait, mais je vais continuer car ce n’est pas souvent qu’on a déjà un film du pays plat plein de qualités, qui pourrait très bien être un film US indépendant genre, présenté au festival de Sundance par exemple, tellement il sent l’Amérique Roots même si le flamand en V.O c’est quand même autre chose que l’anglais ;-).

Alabama Monroe, c’est donc une belle histoire d’amour simple en pleine nature sur fond de musique Bluegrass, entre le chanteur du groupe The Broken circle Breadown, un cow-boy tranquille, made-self man, et sa chanteuse tatouée spontanée, caractérielle et plutôt sanguine. Ils vivent d’amour et d’eau fraîche, et de musique aussi…Jusqu’au jour où ils apprennent qu’ils vont être parent…La petite Maybelle naît mais 5 ou 6 ans plus tard, leur liens vont se casser petit à petit car la vie en a décidé autrement et tragiquement…

Je ne vous en dit pas plus ce qui pourrait vous gâcher la découverte, simplement que le film dispose d’un excellent montage, permettant de narrer l’histoire dans le désordre mais habilement rythmée par des événements heureux et malheureux avec en parallèle pour chacun d’entre eux, des extraits musicales du groupe, ce qui permet, comme l’a justement expliqué l’acteur principal après la séance, de vous donner un peu de temps pour respirer devant cette belle histoire intense et triste à la fois.
Alabama Monroe, c’est aussi une confrontation de point de vue entre l’athéisme et la religion/la croyance en quelque chose, une réflexion sur la vie, la mort, la maternité, la paternité, la responsabilité…
Les 3 acteurs principaux sont criants de vérité et de justesse, ils sont portés par une réalisation sans failles. Alabama Monroe, une petite pépite qui vous restera en mémoire et qui vous donnera l’envie de fredonner ou de danser sur de la country/bluegrass, et de profiter également du moment présent.


Alabama Monroe – Bande-annonce by Bodega Films

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