Avis : Night Call disponible en DVD et Blu-ray depuis le 7 avril

Night CallMulti-nominé aux Oscars, aux BAFTA et aux Golden Globes, Night Call met en scène Jake Gyllenhaal surprenant et glacial dans le rôle d’un sociopathe. Également au casting, Renée Russo, impeccable dans le rôle d’une rédactrice en chef d’une chaine locale à Los Angeles. Pour sa première réalisation, Dan Gilroy (scénariste de Jason Bourne : L’héritage, Real Steel) nous plonge dans un film à l’atmosphère sordide doté d’un humour noir et tranchant. Night Call, thriller mordant, allume avec cynisme et justesse les média entraînés dans une course à l’audimat.

Branché sur les fréquences radios de la police, Lou parcourt Los Angeles la nuit à la recherche d’images choc qu’il vend à prix d’or aux chaînes de TV locales. La course au spectaculaire n’aura aucune limite…

A noter que le film a été nommé dans la catégorie « Meilleur Scénario » aux Oscars 2015.

Sans boulot officiel et à la recherche d’un moyen de se faire de l’argent légalement ou pas, Lou interprété par un Jake Gyllenhaal qui a perdu 9 kilos pour ce rôle, va découvrir par hasard le journalisme de faits divers. Imitant ses pères, il va se brancher sur les radios de la police de Los Angeles afin d’être au courant des accidents, troubles du quartiers, poursuite, braquages etc. et d’arriver au plus vite sur les lieux et ainsi filmer au plus près les faits et surtout les victimes.
Se faisant connaître rapidement, armé de sa caméra il va fournir une chaîne d’infos trash à la recherche du sensationnalisme.
Filmé quasi de nuit, et souvent dans sa voiture, on suit le personnage de Lou Bloom interprété par un Jake Gyllenhaal magistral qui n’hésite pas à repousser les limites pour arriver à ses fins. Montant en crescendo, jamais le personnage ne changera de cap si ce n’est est, va devenir de plus en plus cynique et perdre son humanité…En avait-il réellement au début avant de commencer cette « activité »?

Subversif et bien qu’en apparence un peu répétitif, le film ne s’essouffle guère et vous emmène dans une spirale infernale en suggérant (pas toujours) le glauque des scènes de crimes ou d’accidents qui se produisent à L.A. Le rythme est assez soutenu à l’image de Lou va dépasser les limites sans aucun scrupules pour réussir professionnellement. La réalisation est soignée, souvent de nuit et en voiture mais jamais lassante.

En bref, le film dénonce et critique un type de journalisme qui vise plus le sensationnalisme, le voyeurisme que l’information « utile » mais au-delà dresse un portrait de certaines personnes tellement ambitieuses, quelles que soient leur profession, qu’elles serait prêtes à faire le pire pour réussir, quitte à être amoral. Pas de quoi sauter de joie ou d’avoir le smile, Night Call pourra même vous mettre mal à l’aise du fait de son cynisme comme cela a été le cas pour moi. Un film solide de part son scénario, sa réalisation et ses acteurs qui a le mérite d’éveiller les consciences…

Night Call Vidéo Extrait de 5 minutes

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