Critique : The Grand Budapest Hotel de Wes Anderson avec Ralph Fiennes, F. Murray Abraham, Mathieu Amalric

The Grand Budapest HotelSynopsis : Le film retrace les aventures de Gustave H, l’homme aux clés d’or d’un célèbre hôtel européen de l’entre-deux-guerres et du garçon d’étage Zéro Moustafa, son allié le plus fidèle.
La recherche d’un tableau volé, oeuvre inestimable datant de la Renaissance et un conflit autour d’un important héritage familial forment la trame de cette histoire au coeur de la vieille Europe en pleine mutation. En salles le 26 février 2014. Vu en VOSTFR en présence du réalisateur et de deux acteurs Mathieu Almaric et Ralph Fiennes.

Les films de Wes Anderson, je ne les connais que de noms, oui je n’en ai jamais vus, peut-être aperçu des extraits, c’est donc sans (peu d’) a priori que je suis allée voir The Grand Budapest Hotel, un film avant tout européen nous a annoncé le réalisateur en compagnie de son acteur principal Ralph Fiennes et Mathieu Almaric, acteur dans un rôle secondaire comme tant d’autres…La liste serait longue mais ils sont au moins une quinzaine, très connus, habitués pour certains aux films de Wes Anderson, d’autres moins. Je ne vous ferai pas la liste ici, histoire de vous laisser la surprise, comme j’ai pu le découvrir, les reconnaître moi-même.
Inspiré des romans de Stefan Zweig, nous voilà embarqué dans un pays imaginaire, dans les années 60 puis un peu avant les 40 dans des pays similaires à ceux de l’Europe de l’est, sur fond de montée du fascisme, époque rappelant bien entendu l’avant guerre (mondiale, la seconde)…Conçu avec un scénario à tiroirs, une histoire d’une histoire d’une histoire, c’est un ancien Lobby Boy, un groom, d’un hôtel réputé qui nous raconte ses mésaventures en compagnie du directeur de l’hôtel qui le prend rapidement sous son aile, M. Gustave joué par Ralph Fiennes, dans l’un de ses meilleurs rôles où il s’en donne à cœur joie. Le singulier duo va être mêlé dans une histoire d’héritage, de vol de tableau et va être à la fois poursuivi par l’armée, un tueur à gages…

La réalisation est tel que les anciens films, selon les époques, filmée en différents formats afin de mieux retranscrire et permettre une totale immersion, les effets spéciaux sont volontairement dépassés, cela donne également une certaine authenticité. La force du film c’est le traitement des événements, certes portés par une pléthore d’acteurs connus, le sujet n’est pas forcément gai mais c’est raconté avec beaucoup d’humour, les persos sont plutôt loufoques, caricaturaux, on est dans le burlesque, certes un peu au détriment de l’émotion mais ce n’est pas gênant, on s’amuse, on sourit.
En bref, Wes Anderson démontre ici tout son talent de réalisateur, livre un solide film drôle, parfois ironique mais tout en finesse, nous sommes tels des enfants qui écouteraient une histoire invraisemblable débordante d’imagination malgré un cadre connu. Pas un seul instant je me suis ennuyée à la voir prendre vie sous mes yeux, devant l’abondance des décors et autres pâtisseries…

Quelques photos de l’avant- première :



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