Critique : Cloud Atlas de Lana Wachowski, Tom Tykwer, Andy Wachowski avec Tom Hanks, Halle Berry, Jim Broadbent

Cloud AtlasSynopsis : À travers une histoire qui se déroule sur cinq siècles dans plusieurs espaces temps, des êtres se croisent et se retrouvent d’une vie à l’autre, naissant et renaissant successivement… Tandis que leurs décisions ont des conséquences sur leur parcours, dans le passé, le présent et l’avenir lointain, un tueur devient un héros et un seul acte de générosité suffit à entraîner des répercussions pendant plusieurs siècles et à provoquer une révolution. Tout, absolument tout, est lié. Sortie en salles le 13 mars 2013. Vu en VOSTFR

Déjà sortie en vidéo aux States, Cloud Atlas sort seulement la semaine prochaine en France, le distributeur semblant plutôt frileux sur la sortie de ce film ? Adapté du livre de David Mitchell « La cartographie des nuages » en VF (que je n’ai pas lu) est réalisé par 3 personnes les frères et soeurs Wachowski (auteurs de Matrix notamment) et de Tom Tykwer (réalisateur de Cours Lola cours notamment). Avec un casting hollywoodien Tom Hanks, Halle Berry, Hugh Grant, Jim Sturgess, Susan Sarandon et j’en passe… Cloud Atlas n’est pas un unique film mais bien 6 ! Narrant plusieurs histoires à la fois avec les mêmes acteurs, maquillés parfois maladroitement (intentionnellement ?), Cloud Atlas est un film dense riche et parfois déconcertant. Si le premier quart d’heure est difficile à suivre puisque présentant les 6 histoires (dans un ordre non chronologique) et donc les différents protagonistes dans des époques différentes, débutant au 19ème siècle jusqu’à une période post apocalyptique dans les années 2300 entre tribus insulaires et visiteurs voyageant en vaisseaux, Cloud Atlas peut être difficile d’approche sachant que les histoires sont présentées dans le désordre avec des coupures intempestives qui au fur et à mesure passent de mieux en mieux grâce à un formidable montage.

Pour ne pas vous raconter le film je vais juste vous présenter succinctement les 6 histoires en question. On a donc le droit à une histoire d’époque vers 1850 à bord d’un voilier qui traverse la Pacifique en direction où un jeune avocat malade navigue pour retrouver sa dulcinée et qui va notamment à se heurter à l’esclavage, puis une histoire d’amour entre un jeune prodige de la musique, amoureux d’un professeur où leur romance va se suivre de manière épistolaire. Puis nous sommes plongés dans un scandale, un thriller entre lobbys du pétrole dans le début des années 70 avec un journaliste qui va se retrouver témoin d’un complot; également nous suivons les aventures d’un vieil éditeur de livres de nos jours qui va être enfermé à ses dépens dans une maison de retraite, puis dans les années 2100 dans le néo-Séoul, une Corée aseptisée par des clones serveuses d’un restaurant pour terminer sur un futur éloigné post-apocalyptique que nous avons évoqué un peu plus tôt.
Dans chacune de ces histoires vous retrouverez les mêmes acteurs, interprétant pour certains des premiers rôles voire des figurations, celui de femmes ou d’hommes, des bons ou des méchants…
Si Cloud Atlas est donc à première vue très (trop) riche à travers ses différents personnages qui sont interprétés par les mêmes acteurs, il est avant tout un film à messages. Cela pourra être un peu déroutant voire too much pour certains spectateurs. On utilise les mêmes acteurs pour notamment appuyer le propos de réincarnation de l’âme et avant tout, de liaison entre tous les hommes quelle que soit l’époque dans laquelle ils vivent; démontrer que le monde est géré par des décisions ou des comportements qui ne s’appuient pas sur des éléments concrets avec au premier plan l’amour.

Cloud Atlas est indéniablement un film mosaïque dont les 6 histoires malgré toutes racontées, filmées et jouées avec habileté forme un ensemble cohérent. C’est également le genre de film qui mérite un second visionnage tant forcément des éléments peuvent nous échapper à travers son riche scénario, un film techniquement très bon avec des défauts (maquillages et décors parfois grossiers) qui fait (peut-être trop) réfléchir le spectateur par ses propos philosophiques voire religieux et met au second plan l’émotion voire l’attachement et l’empathie que l’on pourrait avoir pour ses nombreux personnages. En tout cas, force est de reconnaître qu’après un Matrix qui m’avait scotchée à sa sortie cinéma, Les Wachowski signent encore une fois un film original et prenant, pas si long que ça malgré ses 2h45 grâce à un rythme digne d’une symphonie ^^ et divertissant malgré des thèmes pas très novateurs entre pouvoir de l’amour, réitération des comportements (bons et mauvais) au fil des années, réincarnation, recherche de la liberté, etc.


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1 Comment

  1. J’en sors tout juste et pour ma part l’un des meilleurs films que j’ai pu voir, même si effectivement difficile au début (on dirait presque du Lynch genre Lost Highway). Réellement adoré et à revoir, effectivement.

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