Critique : Ernest et Célestine avec les voix Lambert Wilson, Pauline Brunner

Ernest et Célestine Synopsis : Dans le monde conventionnel des ours, il est mal vu de se lier d’amitié avec une souris. Et pourtant, Ernest, gros ours marginal, clown et musicien, va accueillir chez lui la petite Célestine, une orpheline qui a fui le monde souterrain des rongeurs. Ces deux solitaires vont se soutenir et se réconforter, et bousculer ainsi l’ordre établi. Au cinéma le 12 décembre 2012. A partir de 3 ans.

Ernest et Célestine ont été créés par Gabrielle Vincent (peintre, dessinatrice et auteur décédée en l’an 2000) dans les années 80 où elle partage les histoires et les dessins de ces deux personnages à travers de nombreux livres (20). A la fois, fort, sensible, drôle et simple, elle a reçu de nombreux prix à travers le monde : voilà donc son oeuvre (et hommage) portée sur grand écran. Réalisé par 3 personnes dont Benjamin Renner, le dessin animé est magnifique reprenant le style si particulier et la sobriété des dessins de la créatrice; ce style a l’aquarelle avec si peu de contours et tellement différent de ce que l’on peut voir au cinéma aujourd’hui, du moins en matière d’animation. Le réalisateur explique qu’il s’est focalisé comme dans les livres, sur les personnages, eux-mêmes, leurs poses et leurs expressions.

Au niveau de l’histoire, c’est le romancier Daniel Pennac qui l’a écrite, toute nouvelle, racontant la rencontre d’Ernest et Célestine, cet amitié improbable entre un ours grognon solitaire et une souris maline et têtue; elle aussi incomprise de son monde. Les voix des deux personnages sont extrêmement bien doublées, Ernest par Lambert Wilson et Célestine par Pauline Brunner.

C’est donc avec plaisir que j’ai emmené ma fille pour la première fois au cinéma voir ce très joli dessin animé. Si elle n’a pas tout compris du haut de ses 3 ans, elle est restée scotchée pendant toute la durée du film (1h20), en ayant eu un peu peur de l’ours très bourru au début, voire même cruel car il veut manger la petite souris lors de leur première rencontre, elle a cependant beaucoup aimé le passage où « Le méchant ours » jette dehors la petite souris maintes fois alors que celle-ci au caractère bien trempée, revient toujours dans sa maison, insistant pour rester avec lui et lui tenir compagnie.
Moi j’ai tout simplement adoré cet histoire d’amitié, qui rend hommage à l’oeuvre de sa créatrice. Cela m’a fait penser à certains Miyazaki avec en première ligne Mon voisin Totoro avec ces 2 univers qui cohabitent; ici, le monde des ours et celui sous-terre des souris.

En bref, on sourit, on retombe en enfance, sans jamais tomber dans la niaiserie, on s’émerveille devant Ernest et Célestine, un magnifique dessin animé, qui au passage aborde les thèmes bien sûr de l’amitié, de la tolérance, de la solidarité et bien d’autres, à voir avec ou sans (vos) enfants, à l’approche des fêtes avant ou après un bon chocolat chaud :) !

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