Critique Film – Une Sirène à Paris de Mathias Malzieu avec Nicolas Duvauchelle, Marilyn Lima

Mathias Malzieu, artiste particulièrement prolifique et plus connu comme le chanteur et leader du groupe de musique Dyonisos, nous livre ici son deuxième long-métrage : Une Sirène à Paris. C’est également l’adaptation du roman éponyme qu’il a écrit à l’instar de Jack et la mécanique du cœur, qu’il avait aussi écrit et réalisé en images de synthèse.

Bienvenue dans le monde des surprisiers

Chanteur d’un autre temps au cœur brisé, Gaspard (Nicolas Duvauchelle) s’est juré de ne plus tombé amoureux. Vivant principalement dans le passé, dans un monde enfantin, il se produit au FlowerBurger une péniche restaurant cabaret familial en perdition, à l’ambiance particulièrement poétique et fantaisiste. Celui-ci est tenu par son extravagant père (Tchéky Kario). Gaspard va recueillir Lula (Marilyn Lima) une sirène qui n’a jamais connu l’amour et qui a le pouvoir malgré elle de faire exploser le cœur des hommes lorsqu’elle leur fait écouter sa douce voix.

Une sirène à Paris est un film inventif, rempli de fantaisie où l’imagination semble sans limite. Les personnages sont hauts en couleurs, faisant partie de la famille des « surprisiers », des artistes qui essaient d’émerveiller les gens et peut-être de leur faire oublier de son quotidien, de rajeunir leur esprit le temps d’un instant.
Certes une sirène à Paris ne cache pas ses références mais cela n’en retire en rien le plaisir que l’on a à embarquer dans son monde poétique. J’ai notamment pensé à Tim Burton, Jean-Pierre Jeunet, Boris Vian avec l’écume des jours adapté aussi à l’écran et même Guillermo Del Toro pour la thématique de La forme de l’eau.

Les personnages principaux comme seconds sont tous attachants et très bien interprétés par le casting. C’est également un plaisir de voir Nicolas Duvauchelle sortir un peu de son répertoire habituel de mauvais garçons, notamment.

En résumé, on suit avec plaisir une sirène à Paris, une histoire d’amour pleine de poésie qui nous met le sourire du début à la fin; qui nous interroge aussi sur notre attitude face au deuil, à la nostalgie qui peut en découler et au fait de garder son âme d’enfant malgré les aléas de la vie.
Tentez l’expérience en allant voir une sirène à Paris, un film dénué de cynisme, qui j’espère vous émerveillera tout comme cela a été le cas pour moi, au moins pendant un instant. En plus la B.O est assurée par Dyonisos…

Une Sirène à Paris sort au cinéma le 11 mars 2020.

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